Entreprendre une autre voie possible pour trouver un emploi
Pourquoi entreprendre
L’entrepreneur type
Entreprendre nécessite des aptitudes spécifiques qu’il ne faut pas sous-estimer. Il n’existe pas de profil type de l’entrepreneur idéal. Toutefois, un ensemble de traits de comportement sont communs aux chefs d’entreprise :
Énergie et dynamisme
Confiance en soi et détermination
Leadership (capacités en termes d’animation, d’entraînement dans l’action, d’arbitrage des conflits…)
Capacité à se projeter : toutes les actions amorcées aujourd’hui auront des répercussions dans le futur, qu’il faut savoir prendre en compte
Rigueur et aptitude à surmonter les difficultés
Mesure dans la prise de risque
Un porteur de projets doit posséder à la fois une personnalité solide, une capacité personnelle d’action et d’ingéniosité, des compétences en gestion, du professionnalisme et un réseau. C’est pourquoi il est important de connaître ses traits de caractère et de savoir si vous avez l’étoffe d’un entrepreneur, avant d’aller plus loin. De nombreux sites Internet vous aident à vous auto-évaluer en mettant à votre disposition des tests, des questionnaires et autres types d’exercices d’évaluation.
L’insertion professionnelle des jeunes
En France, le taux d'emploi des jeunes de 15-24 ans était de 30,1% en 2005, chiffre inférieur à la moyenne des pays de l'Union Européenne (36,8%). Dès lors, le taux de chômage est considérable chez les jeunes diplômés (21,6% des jeunes de moins de 25 ans). De plus, la difficulté des jeunes à trouver un emploi est plus forte en France que dans de nombreux pays européens. A l’échelle du Sud Bordeaux, on compte près de 19% des moins de 25 ans à la recherche d’un emploi, en 2007. Les statistiques s’accordent même à dire que les trois quarts des jeunes diplômés occupent leur premier emploi près d’un an après l’obtention du diplôme.
Part cumulée des jeunes diplômés selon la durée de recherche de leur emploi

Source APEC
Par ailleurs, on observe une nette augmentation du nombre de jeunes diplômés de l'enseignement supérieur. Les nouvelles générations ont donc une formation plus poussée que les générations qui quittent le marché du travail, faisant tendre l'économie française vers un accroissement des activités à plus forte valeur ajoutée. Toutefois, l'offre d'emploi correspondante est insuffisante entraînant une sous-utilisation des capacités des jeunes diplômés mais aussi des phénomènes de déqualification. Dans ce sens, la part des contrats temporaires s'est fortement accrue tout comme le chômage de longue durée. Ce manque de reconnaissance du potentiel des jeunes diplômés nuit alors fortement au dynamisme économique de la France mais aussi du Sud Bordeaux.
Si l’on s’attarde davantage sur l’insertion des jeunes docteurs, on se rend même compte que le taux de chômage à 3 ans est de 11% avec en parallèle une augmentation significative du nombre de postes en CDD et en intérim.
Au regard de ces données, il ressort que l'obtention d'un diplôme élevé n'est plus un sésame pour accéder au marché du travail à l’issue de leur formation initiale ou pour accéder à un poste en adéquation avec le niveau de compétence acquis.
De plus, le facteur géographique est un élément en mesure de favoriser ou non l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Certaines régions sont nettement plus attractives que d’autres entraînant ainsi un phénomène de migration à l’issue de leur formation initiale. L’Aquitaine se positionne alors comme une région très attractive pour les étudiants mais elle perd un bon nombre de cette jeune population lorsqu’elle débute dans la vie active.
Migration des étudiants à l’issue de leur formation initiale

Source Cereq, Enquête Génération 98, 2001
Mais au-delà du facteur géographique, les conditions d’insertion professionnelle sont également fonction du niveau de diplôme. Même si plus le niveau de diplôme est élevé, plus il est répandu d’obtenir un CDI ou un emploi à temps plein dès le première embauche, les taux d’obtention ne dépassent guère la moyenne pour les titulaires de Bac+3, Bac+4 et les jeunes docteurs. Ces derniers, les plus fortement diplômés sont bien ceux qui connaissent le plus de difficultés d’insertion professionnelle. En effet, en 2004, seuls 30% d’entre eux occupaient un CDI dès la première embauche, à peine plus qu’un titulaire du baccalauréat ou d’un CAP.
Les conditions d’insertion selon le niveau de formation

Evolutions des conditions d’emploi de la Génération 2004*

* Champ : jeunes sortis du système éducatif en 2004
Source Cereq, Enquête Génération 2004 (données provisoires)
Face à un univers professionnel instable, les jeunes ont une faible vision du futur et pilotent « à vue », acceptant des postes avec des bas salaires en attendant de voir se présenter une véritable opportunité de carrière. Mais en attendant de jours meilleurs, les jeunes diplômés ont également la possibilité d’initier des projets entrepreneuriaux en vue de créer leur propre emploi, de valoriser leurs compétences et d’occuper une place confortable dans la société.
L’entrepreneuriat comme vecteur d’insertion professionnelle des jeunes
L’entrepreneuriat peut être une voie non négligeable à l’insertion professionnelle de par la création de son propre emploi via la création d’une organisation, la reprise d’une entreprise ou en étant indépendant. Développer l’esprit d’entreprendre est alors une réponse aux problèmes actuels rencontrés par les jeunes.
Au-delà de la création d’une organisation, l’entrepreneuriat peut aussi s’envisager à travers l’engagement dans un projet associatif ou humanitaire en faisant valoir les compétences acquises à cette occasion par le biais de la VAE (Validation des Acquis professionnels par l’Expérience). Ce dispositif permet de transformer les connaissances et l’expérience acquises au sein du secteur associatif en une certification professionnelle (diplôme, titre ou certificat de qualification). Pour ce faire, il s’agit de pouvoir justifier d’une expérience professionnelle ou bénévole d’au moins trois ans (en continu ou discontinu) à temps plein ou à temps partiel. Cette activité doit évidemment être (ou avoir été) en rapport avec la formation ou la certification professionnelle visée. Non seulement, cela peut contribuer à l’ascension sociale et professionnelle, mais cela favorise également la professionnalisation et donc la stabilité du monde associatif.
Néanmoins, toutes les situations entrepreneuriales ne sont pas à même de favoriser l’insertion professionnelles des jeunes diplômés pour des raisons évidentes :
- le manque de moyens financiers : il est en effet difficile pour un jeune à la recherche de son premier emploi d’obtenir les fonds nécessaires pour monter une fondation
- le type même de structures : les jeunes sont les moins à même d’être responsable de projets visant à créer un groupement d’employeurs ou un comité d’établissements
- le fait de ne pas encore occuper un emploi : pour se lancer dans l’intrapreneuriat, il s’agit avant tout d’être salarié, ce qui n’est pas le cas pour les jeunes qui recherchent une première embauche
- le fait même de ne pas avoir déjà créé d’entreprise : la réactivation d’entreprise n’est pas non plus le genre de projet entrepreneurial en mesure de concerner les jeunes car ils doivent pour ce faire avoir déjà créé une entreprise.
Ce projet vise donc à informer et sensibiliser les jeunes à l’entrepreneuriat via les situations suivantes :
- création / reprise d’entreprise
- création d’association, de coopérative, d’ONG, de fédération.
La création de congrégation et de mutuelle ne serat pas abordée pour des raisons de laïcité d’une part et de la faible part que représente ces deux formes d’entrepreneuriat dans le nombre de création d’organisations.
Même si les autres types de situations entrepreneuriales ne seront pas traitées de manière opérationnelle (c’est-à-dire l’aide au montage du projet à proprement parlé), ces dernières seront tout de même abordées dans l’interface web dédiée en vue d’informer et de sensibiliser les jeunes à d’autres formes d’entreprendre, plus pertinentes à long terme.
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