Entreprendre une autre voie possible pour trouver un emploi
Panorama des situations entrepreneuriales
Entrepreneuriat social et solidaire
Représentant 12% du PIB et 10% de l'emploi, l’entrepreneuriat social et solidaire peut être défini comme un moyen d’entreprendre autrement. En effet, il s’agit d’une voie permettant de résoudre certains problèmes de société auxquelles on apporte que des réponses incomplètes ou partielles, le but étant de concilier l’approche économique avec des objectifs sociaux. Mais au-delà de la forme juridique qui les caractérise particulièrement, elles privilégient le service rendu par rapport au profit dégagé el intègrent dans la vie économique la dimension sociale
Depuis ces dernières années, on assiste à un intérêt accru pour cette forme d’entrepreneuriat. Différentes raisons viennent expliquer cet engouement:
- Cette pratique peut en effet donner envie de travailler autrement en donnant plus de sens au travail. Les jeunes diplômés peuvent être particulièrement intéressés par l’aspect de « vie socialement utile » et servir l’intérêt général
- Les attentes des consommateurs
- L’évolution du comportement des entreprises qui se veulent de plus en plus engagées dans le développement durable, responsables socialement et d’un point de vue environnemental.
L’Economie Sociale offre une alternative solidaire et plus humaine au modèle économique dominant, elle s’inscrit par ses pratiques dans une démarche de développement durable.
Au sein de l’entrepreneuriat social et solidaire, on retrouve trois grandes familles, à savoir :
- les associations et les fondations
- les coopératives
- les mutuelles, auxquelles on peut rajouter les fédérations, les congrégations, les groupements d’employeurs, les comités d’établissements.
Si l’on envisage le secteur de l’économie sociale et solidaire au sens large, on peut également inclure les Organisations Non Gouvernementales (ONG).
Les associations, les coopératives et les mutuelles se distinguent des ONG et des fondations dans le sens où elles s’inscrivent dans une véritable économie de marché comme des entreprises à part entière.
De nombreux secteurs d’activités sont concernés par l’économie sociale et solidaire, à savoir l’assurance, le secteur bancaire, le bâtiment, l’agriculture, l’insertion professionnelle, le tourisme, etc.
Dès lors, l’économie sociale et solidaire place au centre de ses activités la prééminence de l’homme sur le profit avec pour objectif premier la réalisation du projet collectif et la solidité financière de la structure. Elle inclut aussi de nouvelles formes d’activités comme les initiatives de développement local, de réinsertion et de lutte contre l’exclusion, la protection de l’environnement, les solidarités internationales.
Entreprendre autrement repose alors sur quatre principes fondamentaux :
- La non-lucrativité et la juste répartition des excédents (redistribution équitable des excédents ou des bénéfices au service de l’outil de travail (investissement, ressources humaines).
- La gestion démocratique (application du principe « une personne = une voix » au sein d’une instance dirigeante)
- La libre adhésion (liberté d’adhérer à l’établissement et de se retirer à tout moment)
- La solidarité (adhérer et participer à un projet collectif d’entreprise)
L’entrepreneuriat social et solidaire dispose donc d’un vrai potentiel de croissance et il est donc important de développer des actions de sensibilisation mais aussi de démultiplier les dispositifs d’appui à la création d’entreprises sociales.
L’économie sociale et solidaire en Aquitaine
A l’échelon régional, 30 000 établissements se rattachent à l’économie sociale et solidaire. Parmi eux, 9 000 emploient des salariés. Au 31 décembre 2002, 88 200 salariés y sont en poste, soit 11 % de l’emploi salarié de la région. En équivalent temps plein, on peut les estimer à 72 400 emplois pour l’année 2002.
En terme d’emploi salarié, la santé, l’action sociale et l’éducation sont les principaux domaines d’intervention de l’économie sociale et solidaire. Les services aux particuliers, notamment les activités récréatives, culturelles et sportives regroupent 13% des emplois.
Le poids en terme d’emploi salarié de cette forme d’économie varie de 16 % sur l’ensemble des services jusqu’à 38 % dans l’éducation-santé-action sociale ainsi que dans les banques et assurances.
Les établissements employeurs en Aquitaine

Source INSEE – DADS 2002
L’économie sociale sur le Sud Bordeaux
Le territoire du Sud Bordeaux concentre 15% du nombre total d’établissements de l’économie sociale et solidaire de la CUB avec respectivement 5% pour la commune de Talence, 4% pour Villenave d’Ornon et 3% pour Bègles et Gradignan.
Par ailleurs, le poids de l’emploi de l’économie sociale et solidaire par commune représente 11% pour la ville de Bègles, 12% pour Gradignan et 10% pour Talence et Villenave d’Ornon.
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