Entreprendre une autre voie possible pour trouver un emploi
Panorama des situations entrepreneuriales
Entrepreneuriat économique
La reprise d’entreprise
La reprise d’entreprise correspond à la poursuite d’une entreprise juridiquement autonome par un autre chef d’entreprise qui devient le propriétaire et l’exploite. En France, on dénombre 42 225 entreprises reprises en 2004, environ 40 832 en 2005.
En raison du vieillissement de la population, un nombre important d’entreprises va changer de main dans les 15 ans à venir. L’enjeu économique des transmissions est crucial, en termes d’emploi (plus de 300 000 emplois sont en jeu chaque année) et d’aménagement du territoire, par le maintien d’activités, notamment dans le milieu rural.
Les repreneurs ont en moyenne 41 ans dans les secteurs de l’industrie, des transports, du commerce de gros, du BTP et des services aux entreprises et 37 ans dans les commerces de détail. On constate, par rapport aux précédentes études, un rajeunissement des repreneurs qui s’accompagne d’une baisse globale de la part des apports personnels dans les montages financiers.
Les repreneurs sont expérimentés et possèdent un niveau élevé de formation.
Une faible part des entreprises sont reprises par des personnes n’ayant pas d’expérience du secteur. Et, lorsque c’est le cas, cette méconnaissance est le plus souvent compensée par une expérience antérieure du management.
S’installant par volonté d’indépendance (40 % d’entre eux), les repreneurs ont concrétisé leur projet en s’appuyant majoritairement sur leurs relations personnelles (un tiers des cas) et sur leurs relations professionnelles antérieures (30 % des cas). Même si près de 40 % de ceux qui ont réussi considèrent que la dette liée à la reprise a généré des charges financières élevées ou très élevées, ils sont, quelques années après, globalement satisfaits et optimistes sur l’avenir de leur entreprise.
Dans le groupe sectoriel Industrie-Construction-Transports-Commerce de gros-Services aux entreprises, les jeunes de 18-34 ans représentent 20% des repreneurs. Mais c’est dans le secteur du commerce de détail que les jeunes sont le plus représenté avec 40% de repreneurs âgés de 18-34 ans dont 19% de 18-29 ans. On observe par ailleurs que 15% des 18-29 ans ont repris une entreprise dans le secteur du tourisme en 2004.
Même si la moyenne d’âge du repreneur se situe autour de 40 ans, on se rend compte que les jeunes de moins de 30 ans occupent une place significative.
En 2006, 2015 entreprises ont été reprises en Aquitaine dont 778 en Gironde. Il s’agit d’inscrire la région sur une trajectoire ascendante en développant les projets de reprises d’entreprises pour préparer au mieux la transmission de 40000 entreprises industrielles ou commerciales, de 9000 entreprises artisanales et de près de 30000 exploitations agricoles de ces dix prochaines années.
En Aquitaine, tous secteurs consulaires confondus, près de 80000 entreprises sont dirigées par des personnes de 50 ans et plus, pour lesquelles il faut envisager une reprise dans les 5 à 10 ans, hors l’agriculture, seulement 2000 entreprises aquitaines sont reprises chaque année.
L’intrapreneuriat
L’intrapreneuriat peut se définir comme l’acte d’entreprendre au sein d’une organisation déjà existante indépendamment de sa taille. Un intrapreneur est une personne qui transforme une idée en une activité rentable au sein d’une organisation (développement de nouveaux produits, services, technologies, stratégies…).
Le terme même d’intrapreneuriat constitue un néologisme qui fait actuellement débat. Mais les chercheurs s’accordent à dire que la pratique intrapreneuriale s’apparente à la pratique entrepreneuriale car elle présuppose la conception d’un projet autour d’une opportunité, implique la gestion des risques et nécessite l’apprentissage d’une pensée projective.
Les caractéristiques des intrapreneurs ne diffèrent guère de celles des entrepreneurs. Parmi elles, on retrouve la motivation, la flexibilité, la créativité, la volonté d’aller de l’avant.
La mise en œuvre de pratiques intrapreneuriales est favorisée au sein de grandes structures (moins de 200 salariés) avec des architectures organisationnelles organiques et avec des moyens financiers et humains suffisants.
Une démarche intrapreneuriale implique alors une orientation vers une réalisation.
Les projets intrapreneuriaux peuvent se traduire au sein de l’organisation par des études de marché, des analyses sectorielles, des plans d’affaire, des études de faisabilité ou encore des tests.
La gestion des organisations nécessite de plus en plus de compétences intrapreneuriales car elles veulent assurer leur position compétitive grâce à l’innovation.
On ne peut identifier clairement le poids des jeunes dans les pratiques intrapreneuriales mais on observe un intérêt majeur à les sensibiliser à cette culture avant même qu’ils entrent sur le marché du travail en vue de favoriser l’innovation et d’ainsi tirer l’économie du pays vers le haut.
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